25/02/2001 - Formation : à propos du courrier du stagiaire
« La publication hier dans nos colonnes du courrier d’un stagiaire du GRETA a vivement choqué, cela peut se comprendre, les formateurs auxquels cette lettre, sans les nommer, fait allusion. Elle a également suscité l’agacement de la direction, pour le moins outrée qu’un stagiaire n’ayant, précise-telle, pas brillé par son assiduité se permette de telles considérations.
…Nous publierons iainsi dans notre édition de mercredi prochain un reportage sur le GRETA, ses objectifs et sa nécessité, au terme d’une rencontre avec le Président de la structure de formation. »

Journal : Midi Libre

 
24/02/2001 - Formation : l’exaspération d’un stagiaire
« En formation depuis début novembre au GRETA de Millau, Paul-Marie TOURATIER-CAUSSE n’est pas tendre avec la structure pédagogique. Excédé d’avoir, selon ses propres termes, « perdu quatre mois » de sa vie, et lassé de ne touché qu’un RMI de misère, il pose ouvertement le problème de l’efficacité des formations pour adultes.
Ses semaines de formation ? « Un ordinateur à la pédagogie binaire pour l’informatique, une intervenante en communication ne sachant communiquer, un agrégé es-marketing invendable, une professeur de droit pas très concernée, une coordinatrice de formation absente, incompétente, qui vous incite à la plus vive réinsertion, à la plus rapide résignation, par cette malheureuse exclamation à l’égard d’un jeune : « Qu’il s’estime encore heureux d’être au RMI ! »…Une pauvre rémunération, 305 ou 610 euros, des frais de déplacements exorbitants non pris en charge… »
D’autant plus amer que l’objectif initial de la formation n’est pas des moins louables (créer une activité à intér^t social réel, innovante), Paul-Marie TOURATIER s’indigne aussi bien du temps (« moins de 4 mois ») que de la modicité des moyens investis (« ordinateurs à gags et à bugs, coups de fil accordés avec parcimonie, problèmes d’emploi du temps ou d’attribution de salles, aucune aide dans la recherche de stages, aucun suivi véritable… » Et d’interroger : « N’est-ce pas mal employer les subsides européennes, celles du Rectorat et du Conseil Régional ? »

En tous cas, au delà de l’exaspération du stagiaire, ses remarques ont l’avantage de soulever de façon impérieuse la question des formations pour adultes, de leur impact en matière de réinsertion rapide. Suffisament pour que Paul-Marie TOURATIER-CAUSSE précise ne pas exclure d’entamer, au 1er mars, une grève de la faim si rien n’évolue. »

Journal : Midi Libre

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